Faire tomber l'omerta
Lutter contre le tabou de l’urine.

Troubles mictionnels (La miction est le fait d’uriner)

  • Vessie : Située dans le bassin, c’est une poche à paroi mince, composée de fibres musculo-membraneuses (le détrusor) et tapissée d'une muqueuse. Cette musculature répond à une innervation ortho et parasympathique qui gère la miction.
  • L’urètre : Tuyau d’évacuation par lequel s’écoule l’urine en provenance de la vessie.
    L’homme : Sous la vessie se situe la prostate sur le trajet de l’urètre qui mesure environ 16 cm.
    La femme : l’urètre ne mesure que 3 à 4 cm. Son orifice extérieur se situe dans le vagin.

L'urine sécrétée par les reins s’écoule en continu (0,9ml/min) par 2 tuyaux (uretères) dans la vessie.

La miction normale :

Avant la miction, la phase de remplissage :
La vessie se dilate pour contenir l’urine sans pression. Cette dilatation  est gérée par l’innervation orthosympathique qui assure aussi la contraction en aval du sphincter vésico-urètral.
Le déclenchement de la miction, la vidange :
Elle s’effectue par l’action de l’innervation parasympathique qui contracte la vessie et ouvre en aval le sphincter vésico-urètral et sous cette pression, l'urètre se dilate pour laisser passer l'urine. L'envie d’uriner se déclenche d'habitude lorsque la vessie contient :
350 ml pour les hommes (cannette de coca)
250 ml pour les femmes (petite bouteille de coca)
L'être humain élimine en moyenne 1,3 litre d'urine quotidiennement. 

Troubles de la miction :

  • Besoin fréquent d'uriner indique que la vessie a besoin de se vider souvent mais cela ne signifie pas nécessairement que la vessie se soit complètement remplie.
  • URGENTURIE : Il s’agit de l’émission totalement incontrôlable et urgente d’urine qui nécessite une solution dans les secondes qui suivent la sensation d’uriner.

Troubles de la continence :

  • Troubles à l’effort : Ce trouble à l'effort, consiste en la perte d'urine lorsque la personne tousse, éternue, rit, porte ou soulève un objet lourd.
  • Impériosité : Elle se révèle par une envie soudaine et intense d'uriner, suivie d'une perte involontaire d'urine.
  • Trouble par rengorgement : Ce trouble est lié au remplissage d’une vessie incomplètement vidée qui atteint son seuil de vidange trop rapidement. La sensation de ne pas avoir complètement vidé la vessie est quasiment constante et bien réelle. La vessie se remplit trop vite et atteint son seuil de vidange trop rapidement.

Impact sur la qualité de la vie :

Avoir de fréquents besoins d'uriner a un impact important sur la qualité de vie : troubles du sommeil, réduction de l'activité sexuelle, baisse de la confiance et l’estime de soi, sentiment de honte, embarras, retrait des activités sociales, etc. 

Les personnes qui en sont victime, doivent toujours s'assurer de ne pas être trop loin des toilettes; elles sont dans l’inquiétude de ne pouvoir  contenir leurs urines, craignent de mouiller ou de tacher leurs vêtements, de sentir l'urine, d'être embarrassées en public, signe de vieillesse prématurée.
Elles sont tributaires des lieux où sont les toilettes….
En outre, l’ignorance et la honte font que les victimes ne cherchent pas l’aide médicale.

Selon l’AFU, 30% des individus ont des troubles urinaires (Association Française d’Urologie)

Troubles urinaires et molécules

Boissons : Le café, le thé, l’alcool, la bière ont des effets diurétiques importants et irritatifs.

Médicaments : Les diurétiques ont une incidence sur la filtration rénale et accélèrent le remplissage vésical. Ils sont administrés pour traiter des maladies comme l’insuffisance cardiaque et l’HTA. Ce sont des médicaments de référence. L’insuffisance cardiaque c’est en France 500’000 personnes atteintes. l’HTA c’est 10’000’000 personnes atteintes.

Troubles urinaires et vieillissement

Age : La perte de la capacité à retenir l’urine est liée à l’âge. Le muscle vésical et le sphincter de l’urètre perdent de leur tonicité.

Anatomie : chez la femme, le poids de l’utérus comme le relâchement des ligaments utérins, les grossesses multiples et l’affaissement du plancher pelvien sont des facteurs responsables et aggravants.

Hormones : pour les femmes ménopausées, la carence œstro-progestative accroit le problème.

Le surpoids : c’est un acteur aggravant important, par pression vésicale.

Selon l’AFU, 30% des individus ont des troubles urinaires (Association Française d’Urologie)

Troubles urinaires et maladies

  • Diabète : Le diabète de type II le plus fréquent, ignoré et souvent mal équilibré est responsable de diurèse accélérée, donc mictions très fréquentes. C’est la néphropathie diabétique. Le malade urine et boit en permanence. C’est environ 3’000’000 de personnes en France.
  • L’hypertrophie bénigne de la prostate : Uniquement chez l’homme, elle se situe sous la vessie et autour de l’urètre. Son augmentation de volume va être un obstacle à l’émission de l’urine donc désorganiser la sensation de la miction. C’est 1’000’000 d’hommes en France.

Troubles urinaires et infections

  • Toutes les infections urinaires entrainent des troubles de la miction. Qu’elles soient aigues ou chroniques, les symptômes sont les mêmes : Urgenturie

Troubles urinaires et immobilisations

  • Les atteintes neurologiques entrainent souvent des troubles mictionnels car les vessies peuvent ne plus répondre à la commande neurologique.
  • Les handicaps moteurs qu’ils soient neuro, rhumatologique ou lié à une immobilisation, font que le malade doit avoir à sa disposition un dispositif adapté à sa condition, donc portable.